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Je vous invite à suivre mes aventures avec mon accolyte Armel Tripon pendant la transat AG2R dont le départ aura lieu le 18 Avril prochain de Concarneau à destination de St Barth via les Canaries en cliquant sur ce lien :
Après des heures d'un suspense insoutenable, c'est finalement Jérémie Beyou qui coupe la ligne d'arrivée à 23h45, devant Thierry Chabagny et Eric Peron : un finish inattendu !
En escale à Saint Gilles Croix de Vie depuis trois jours, les 52 solitaires s’apprêtent à reprendre la mer et les hostilités. Lundi à 13 heures, l’armada sera lancée à l’assaut d’une troisième étape qui s’annonce réjouissante pour les coureurs comme pour les spectateurs. Les 485 milles à destination de Dingle, au sud-ouest de l’Irlande, promettent échauffourées stratégiques et rebondissements au classement. En route pour quatre jours de course passionnants !
Après le petit train du golfe de Gascogne, « la troisième étape sera destinée aux fins limiers. Il y aura de quoi faire, ce sera technique, et les écarts de 30 minutes peuvent rapidement disparaître. On ne repart pas de zéro, mais presque » promet Jacques Caraës. A Saint Gilles Croix de Vie, les 52 protagonistes de La Solitaire du Figaro, penchés sur leur écran d’ordinateur où se dessinent champs de vent et ébauches de stratégies, partagent volontiers l’avis du Directeur de Course.
Il faut dire que toutes les conditions sont réunies pour transformer ce troisième chapitre en une histoire de mer passionnante, sur fond de suspense et de rebondissements : des écarts insignifiants entre les compétiteurs, une météo compliquée à souhait, le tout corsé par les obligations du parcours. Dans les grandes lignes, ces 485 milles en direction de l’Irlande s’apparentent pour les trois quart à une navigation au près dans des vents faibles et un final plus musclé au portant. Mais entre un front qui se désagrège, les effets thermiques, les courants de la pointe Bretagne et le passage d’une dorsale anticyclonique, il y a de quoi faire du remue ménage dans les méninges… et le classement.
Vents faibles, courants, anticyclone et final dans la brise
Dans le détail, le déroulé est le suivant : un départ en Vendée dans un vent de nord de 5 à 6 nœuds qui pourrait prendre du coffre (8 à 12 nœuds) sous l’effet de la brise thermique. C’est donc au près que les Figaro Bénéteau remonteront vers l’île d’Yeu et la cardinale de la Sablaire, à laisser à tribord. En fin de journée et dans la nuit, alors que les concurrents ferrailleront le long ou au large des côtes bretonnes, le flux, toujours faible, pourrait s’orienter au nord-ouest. Quelle que soit la route adoptée, il faudra de toute façon revenir à terre pour respecter la deuxième marque du parcours : la cardinale ouest Cap Caval située dans le sud du phare d’Eckmühl, à la pointe de Penmarc’h. Cette première difficulté interviendra à l’aube de la journée de mardi. Et si les plus prompts bénéficieront d’un courant favorable, les retardataires risquent de se retrouver confrontés à un double écueil : courant et vent (de faible intensité) contraires ! La hiérarchie au sortir de cet entonnoir, le choix entre une stratégie dans les cailloux et les courants du raz de Sein ou au large, constitueront sans doute un des moments forts de la course.
Mais les 52 marins ne seront pas au bout de leurs peines et le suspense restera ménagé mardi et mercredi avec le franchissement délicat d’une dorsale anticyclonique. Quand et combien de fois virer pour passer ce col sans se faire piéger dans un trou d’air ? La précision de l’aiguillage au large de l’Angleterre sera sans doute le juge de paix de l’étape car ensuite, la situation se clarifie. Le vent tourne progressivement à l’ouest tout en fraîchissant. Dès le Fastnet, vraisemblablement jeudi matin, l’armada devrait filer au portant dans 15 à 20 nœuds de sud-ouest. « On va entrer en Irlande avec des conditions typiquement irlandaises, les bateaux seront catapultés à Dingle » commente Jacques Caraës. Rien de comparable avec le scénario de 2006 où, prise au piège dans les petits airs, la flotte avait connu un regroupement général et une photo finish en baie de Dingle.
Quoi qu’il en soit, cette longue virée vers le sud-ouest de d’Irlande ne manquera ni de charme, ni d’intérêt. Ce sera une étape dangereuse pour les leaders et pleine d’occasions à saisir pour les chasseurs. Les solitaires vont y trouver ce qu’ils viennent tous chercher dans cette épreuve : du jeu stratégique et tactique. Le classement sera-t-il radicalement remanié, les écarts seront-ils significatifs au terme de cette remontée vers la verte Erin ? Ou bien le mont Slievanea accouchera-t-il d’une souris ? Réponse jeudi prochain en fin de journée. Source www.lasolitaire.com
On remet les compteurs à zéro ou presque pour 365 milles à destination de Saint Gilles Croix de Vie, terme de la deuxième étape de cette 40e Solitaire du Figaro. Une étape facile ? Rien n’est jamais facile sur La Solitaire…
Franck termine 26è de cette première étape après être passé aux Birvideaux en 8è position. Pour Franck le bilan est mitigé. Il s'explique.
Franck pointait hier en 8è position au passage de la bouée Radio France. Aujourd'hui, il pointe en 30è position.
Franck termine 23è du prologue SUZUKI qui s'est déroulé hier en face de l'île de Groix. Le bateau et son skipper sont prêts pour la dernière course du championnat de France de course au large en solitaire dont le départ sera donné demain à 13h00. Les bateaux quitteront les pontons de la base sous marine de Lorient à partir de 10H00.
Le départ du Prologue Suzuki sera donné aujourd'hui mardi à 12h00, au sud-est de la basse de Gâvres face à la petite mer du même nom. La météo annonce un vent de sud-ouest de 8 à 12 nœuds (au 200°) et une mer belle à peu agitée. Des conditions idéales donc, pour ce galop d’essai qui devrait donner lieu à un joli spectacle entre le continent et l’île de Groix.
Le grand rendez-vous de l'année approche à grands pas. Le skipper et le bateau sont fin prêts pour affronter la dernière épreuve du championnat de France. Les dernières navigations sont programmées les 20 et 21 juillet à Lorient en compagnie d'autres courreurs et sous l'oeil avisé de Tanguy Leglatin. Rendez-vous sur les pontons de la base sous marine de Lorient à partir du 23 juillet.
Après avoir réceptionné le bateau sur le cargo en provenance de Marie Galante, les contrôles techniques étaient de mise suite à tous les soucis survenus lors de la transat BPE. Cette course est maintenant derrière nous et se profile la solo Quiberon qui aura lieu du 16 au 20 juin. Tout est mis en oeuvre afin d’aborder cette course sous ses meilleurs angles. Une cession d’entraînement sur le plan d’eau de la course est prévue la semaine précédent le début des hostilités.
Même si le podium n'est malheureusement plus accessible par le skipper de Lenze, il lui reste encore à se battre contre la fatigue afin d'arriver devant Gedimat et Synergie. Ce matin, Franck est 9è au pointage du classement provisoire.
Franck pointe aujourd'hui à la 8è position du classement provisoire de la transat BPE. Les impressions du marin, interviewé par Chritian Bex sur France Info.
Ce n’est ni le grand soir, ni le statu quo, mais un joyeux bazar semble s’installer sur la flotte de la Transat BPE. Les hommes du nord qui tenaient vaillamment la corde, voient leurs certitudes vaciller avec le vent qui mollit, quand les embusqués du sud hésitent encore à sortir de leur tanière. L’anticyclone des Açores, qui semble décidément bien facétieux, joue avec les nerfs des concurrents qui hésitent à se positionner définitivement. La mi-course se profile, mais personne ne veut crier victoire trop tôt… Seule certitude : il existe une différence de vitesse significative entre les flottes du nord et du sud.
Dispersion ! Tel semble être le mot d’ordre qui a parcouru la flotte de la Transat BPE. A l’heure des choix, le bel ordonnancement des derniers jours semble vouloir voler en éclat. Au petit jeu des empannages et des écarts de route, il semble bien qu’il n’existe plus de vérité : preuve, s’il en était besoin, que le jeu reste plus ouvert qu’on n’imagine. Au nord, quand certains choisissent de privilégier la route directe, d’autres cherchent encore à gagner dans le sud. Pour les uns, tels Nicolas Troussel (Financo), Gérald Veniard (Macif) ou Thierry Chabagny (Suzuki Automobiles), le salut passera par la recherche de la trajectoire la plus proche de l’orthodromie, quand d’autres espèrent retrouver un flux d’alizé plus stable au fur et à mesure qu’ils descendront en latitude. Plus au sud, certains sont tentés, comme Gildas Morvan (Cercle Vert), de profiter de leur avantage stratégique provisoire pour venir se recaler en espérant coiffer leurs adversaires. Problème : plus les routes convergent, moins les différences de pression seront sensibles. En conséquence de quoi, les gains risquent d’être minimes. Mais les risques aussi. D’autres, à l’instar d’un François Gabart (Espoir Région Bretagne) ou d’un Erwan Tabarly (Athema) semblent avoir envie de pousser leur avantage, au risque d’un retour de flamme. Plus les écarts latéraux s’accroissent, plus les mises sont importantes au grand jeu de poker menteur qui agite la flotte. D’autres semblent jouer tapis, tel Armel Tripon (Gedimat), constant dans sa volonté de gagner dans sud ou bien encore Adrien Hardy (Agir Recouvrement), fort isolé dans le nord de la flotte. Enfin, légèrement en retrait, certains attendent des jours meilleurs, tels Franck Le Gal (Lenze) qui paie ses petits soucis techniques de course ou bien encore Isabelle Joschke (Synergie), en prise avec des problèmes récurrents d’énergie.
Utopistes ou rationnels ? Réalistes plutôt… Certains parient sur l’option à long terme, quand d’autres préfèrent encore capitaliser petit à petit ce que les variations de vent leur offrent. Bref ! L’anticyclone favorisera-t-il les libres penseurs et les audacieux ou bien consacrera-t-il la victoire des petits épargnants ? Question de tempérament, bien sûr, mais aussi de circonstances, les impétueux d’un jour pouvant se transformer demain en gagne-petit. Pour autant personne ne crie victoire. D’une part, parce qu’il reste encore, au bas mot, plus d’une semaine de course et d’autre part, parce que les projections de route pour rallier Marie-Galante ne désignent pas encore une stratégie gagnante. Suivant certains modèles météo, les hommes du nord finiraient par décrocher le Graal d’une route compliquée, à flirter avec les bordures anticycloniques, quand d’autres prédisent que l’allongement de route des sudistes sera largement compensé par un vent suffisamment stable pour espérer une progression linéaire. De toutes ces considérations, les solitaires s’en fichent comme de l’an quarante. Peu leur importe de savoir qu’ils seront les porte-drapeaux d’un parcours original et révolutionnaire ou si c’est une navigation toute en prudence et opportunité qui leur permettra de goûter en premier le traditionnel ti punch qui accueille les concurrents sur la ligne d’arrivée caraïbe. Pour eux seul compte le résultat : au vu de ce qui les attend pour les jours à venir, le pragmatisme est en passe de devenir une vertu cardinale.
L'alalyse de la course par J.Maurel, directeur de course de la Transat BPE Belle-Île-en-Mer – Marie Galante 2009.
"Il n’y a pas de grosse évolution par rapport à la journée d’hier dans les conditions rencontrées par la flotte et la stratégie des uns et des autres. Je vois toujours une rupture d’Alizé. Ce dernier n’est pas très violent et beaucoup plus au Sud que ne le sont les concurrents à l’heure actuelle. Ils ont un vent qui est bon en direction mais qui n’est pas de l’Alizé puissant. Il est toujours sous le 25è Nord, donc positionné relativement Sud. Ce n’est pas ce que les figaristes ont connu sur les précédentes transatlantiques. Ce qui est sûr compte tenu de l’évolution à venir, c’est que non seulement ça n’est pas terminé mais en plus ça risque d’être plus long que prévu ! Aujourd’hui, il y a 220 milles d’écart en latitude entre les deux extrêmes, Adrien Hardy (Agir Recouvrement) et Erwan Tabarly (Athema), contre 100 milles il y a deux jours. Le vent est donc différent entre le Nord et le Sud. Il va donc se passer des choses. Gérald Véniard (Macif) est descendu Sud à la faveur d’un empannage mais ce n’est pas un hasard s’il est positionné là où il est. La route des solitaires va s’infléchir tout doucement, il n’y aura pas de virage radical à droite."
Les conditions météorologiques se sont nettement améliorées sur la route du sud vers les alizés. La flotte, qui croise maintenant au large de Madère, devrait bientôt pouvoir mettre de l’ouest dans sa route. Mais quand ? C’est bien la problématique à laquelle commencent à être confrontés les solitaires de la Transat BPE. Bien évidemment, chacun reste d’une discrétion remarquable sur ses intentions.
"Depuis le départ je n’ai pas été gâté avec mes problèmes de drisses ; cette nuit, un bout s’est bloqué dans ma quille, j’ai dû faire de la marche arrière dans 35 nœuds de vent pour réussir à l’enlever. Ensuite, j’ai été prudent, j’en ai profité pour dormir et manger. Mais maintenant je vais attaquer. Aujourd’hui c’est un jour de fête, j’ai envoyé le spi sous le soleil et j’ai pu ouvrir mes cadeaux d’anniversaire laissés dans le bateau par ma femme et ma fille, ça fait plaisir." Franck Le Gal, Lenze, à la vacation de 11h30.
Pas de bouleversement dans les trajectoires au sein de la flotte de la Transat BPE Belle-Île-en-Mer – Marie-Galante. L’inspiration collective concrétisée hier dans l’après-midi se poursuit donc et les solitaires gardent le cap à l’Ouest.
Au dernier pointage de cette journée, c'est Thierry Chabagny (Suzuki automobiles) qui se place en première position du classement provisoire de cette transat. L'ambiance générale au près "ça tape, ça mouille, ça caille..." dixit Franck 12è au classement.
Après 12 h de course, Franck occupe la 4e place au classement de la Transat BPE. Cette première nuit en mer a été marquée par le passage d’un petit coup de vent. Les positions sont encore très serrées : à 7h, les 10 premiers se tiennent en moins de 7 milles. Des options commencent à se dessiner déjà au sein de la flotte des 14 Figaro Bénéteau. Suite aux prochains pointages...
fidèle partenaire « Lenze ». Le marin quiberonnais sera au départ des
compétitions du championnat de France de course au large en solitaire
avec comme point d’orgue la transat BPE début avril et la solitaire du
Figaro fin juillet.