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25/04/2009

Franck termine en 8è position de la transat BPE

Transat BPE


Franck est arrivé le 25 avril à 15:31:35, en 20 jours, 0 heures, 31 minutes et 35 secondes à la vitesse moyenne de 7.14 noeuds.
Ce n’est pas encore l’épilogue, mais les solitaires de la Transat BPE ont déjà noirci la plus grande part des pages du livre de la course. A chaud, chacun livre ses premières impressions, entre joie contenue ou communicative pour les uns et déception rentrée pour les autres… La satisfaction qu’ils affichent se mesure aussi à l’aune des ambitions affichées au départ de Belle-Île-en-Mer.

Ces grains-là n’étaient pas de sable pour enrayer la belle mécanique des deux leaders. Mais au bout du compte, ils ont produit les mêmes effets. Première victime des caprices cumuliformes, Gildas Morvan (Cercle Vert) avait vu, dans la journée d’hier, son avance se réduire comme peau de chagrin dans le sillage d’un nuage particulièrement imposant. Une vitesse dérisoire de deux nœuds pendant une paire d’heures et le skipper de Landéda voyait fondre sur lui un Erwan Tabarly particulièrement motivé. Vingt heures plus tard, c’était au tour du skipper d’Athema de se voir piéger par un grain aux abords de Marie-Galante. Certains argueront que ce ne fut, au bout du compte, qu’un prêté pour un rendu, quand d’autres évoqueront un tour de passe-passe tropical, voire même, l’œuvre d’un marabout…  la faiblesse des écarts, mais aussi le nouveau temps de référence établi, témoignent bien de l’intensité des débats sur l’Atlantique. Pour cette édition 2009, pas de grand écart latéral, mais une succession d’opportunités à saisir, de petits replacements stratégiques tout en veillant à bonne tenue de sa vitesse. Au bout du compte, une déception légitime pour Erwan Tabarly, mais une grande satisfaction tant pour François Gabart (Espoir Région Bretagne) qui, pour sa première transat, signe un coup de maître que pour Gildas Morvan qui chasse définitivement le chat noir qui lui refermait les portes sur ses ambitions de victoire.

Au final, le podium est plutôt conforme à la physionomie de la course. Gildas Morvan l’emporte d’un cheveu devant son meilleur adversaire qui n’a cessé d’être à l’attaque. Derrière eux, François Gabart confirme tout le bien que bien de ses concurrents pensaient de lui. Nicolas Troussel (Financo), handicapé par ses problèmes de pilote, n’a sûrement pas pu défendre jusqu’au bout ses chances, quand Gérald Veniard (Macif) et Thierry Chabagny (Suzuki Automobiles) paient sûrement un choix de route plus nord que les autres, à flirter avec les limites de l’anticyclone des Açores… Derrière eux, la bagarre pour la septième place a battu son plein jusque sur la ligne. A peine plus de deux minutes d’écart entre Franck Le Gal (Lenze) et Armel Tripon, le skipper de Gedimat coiffant son adversaire sur la ligne après une bagarre à safrans tirés. Mais, premier, troisième, sixième, quand les navigateurs se retrouvent à terre, ils n’ont de cesse de tirer des plans sur l’océan, de refaire une nouvelle fois le match, de comparer les trajectoires, de chercher le pourquoi du comment… Les navigateurs solitaires ont parfois des réflexes d’écoliers le jour de la rentrée des classes. Bavards, vous dit-on.