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04/08/2009

Deuxième étape direction Saint gilles croix de vie

General


On remet les compteurs à zéro ou presque pour 365 milles à destination de Saint Gilles Croix de Vie, terme de la deuxième étape de cette 40e Solitaire du Figaro. Une étape facile ? Rien n’est jamais facile sur La Solitaire…

 

Si de prime abord la météo apparaît moins passionnante qu’à l’aller, ce serait mal connaître le couple infernal Neptune-Eole que croire à un retour pépère, sans histoire. Que dit la météo, donc ? En substance que ce ne sera pas bien violent côté vent, avec 10 noeuds de secteur nord maximum sur toute l’étape. Mais elle dit aussi qu’au départ de La Corogne, un front pourrait bien perturber la donne : en clair, « on part sous une influence de sud-ouest, mais selon l’évolution de ce front, la bascule vers le nord-ouest puis le nord sera plus ou moins proche du départ. Et un moment de pétole n’est pas à exclure », préviennent en chœur Richard Silvani de Météo France et Jacques Caraës, le directeur de course.

Attention à la première nuit
Côté parcours, il n’y a pas de difficultés majeures : c’est une remontée classique du golfe de Gascogne, à cette nuance près que les 52 solitaires devront d’abord aller virer la bouée SN1 devant Saint-Nazaire, puis revenir vers Saint Gilles Croix de Vie en passant entre « La Sablaire » et Yeu, soit une véritable petite porte toute proche de la côte sous le vent de l’île vendéenne. Ces derniers milles sous spi, probablement dans un jeu d’empannages, pourraient bien se révéler très importants. Mais pas seulement eux. « En fait, la première nuit déjà sera décisive, pour s’extraire de la molle et trouver le bon couloir de vent » explique encore Jacques Caraës. Ensuite, si dans les grandes lignes il s’agit d’un long bord de près bâbord amures, « il y aura forcément de petites choses à jouer pour être en phase avec les oscillations du vent ».

L'analyse de Franck avant le départ.

"Il va y avoir un front délicat à passer, qui va générer un zone de transition sans vent. Ca devrait être une course de vitesse et ce n'est pas ce que j'affectionne particulièrement. Ce passage de front va être primordiale, il va falloir être au bon endroit au bon moment. Mais il reste un point d'interrogation quant à la présence d'une dépression orageuse ou non sur la fin du parcours. Il va falloir aller vite... Je vais faire mon maximum car j'ai à coeur de grapiller du temps pour le général. Je suis bien reposé donc je pars serein avec un moral d'acier."